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Trio
D’après l’œuvre de Boguslaw Schaeffer

Grand Prix des 18èmes Rencontres Charles-Dullin
Aide à la Reprise du Thécif, spectacle crée avec l'aide au projet de la DRAC Ile de France et la participation de l'ADAMI. Coproduction du Théâtre Municipal de Gagny et Coréalisations Théâtre Gérard Philippe, Centre Culturel Aragon-Triolet, Les Rencontres Charles-Dullin.

Adaptation et traduction : Louis Cervin et Urszula Mikos
Mise en scène : Urszula Mikos
Lumières : François Zumstein
Avec : Patrice Juiff, Mathias Mlekuz, Bruno Pesenti

Composé d’après les pièces les plus importantes de Boguslaw Schaeffer - « Quartette », «Scénario pour 3 comédiens » et « Le scénario pour un acteur instrumental, inexistant mais possible », Trio propose de présenter au public une forme théâtrale résolument novatrice et d’une exceptionnelle qualité humoristique et poétique.

Scénario pour 3 comédiens…
…est composé de 5 mouvements, autant de variations sur les rapports humains et les travaux de comédiens. Mais surtout ces 5 mouvements proposent en gradation les différentes phases et les différents drames qui président à la création d’une pièce et cela à travers une constante thématique : l’humour.
C’est une pièce sur le théâtre. Ses protagonistes : le metteur en scène, le compositeur et le peintre répètent une pièce (Le Morceau de Scheaffer).
C’est l’occasion de mettre à jour la condition de l’art contemporain et la vérité sur ses créateurs. La pièce a beaucoup de thèmes ; une forme musicale lui a été attribuée : I Allegro, II Menuet, III Andante, IV Finale.
Les exceptionnelles qualités théâtrales des moyens employés par l’auteur sont stupéfiantes. Le Scénario est une étude des antagonismes, des attitudes spirituelles et d’incapacité de communiquer ; c’est une anatomie d’égoïsme.

Scénario pour un acteur instrumental, inexistant mais possible
Cette pièce est largement consacrée au problème de la solitude tragique de l’homme moderne et à la commercialisation de l’art contemporain. Une conférence sur les aboutissements sociologiques dans la musique nouvelle constitue le leitmotiv de scénario. L’acteur dialogue souvent avec lui-même.
La teinte poétique de certaines parties demande une attention particulière.
Le succès total de la pièce dépend du talent exceptionnel de l’acteur.
Par son discours, l’intervenant tente de sensibiliser le public au statut de l’artiste dans le monde plus en plus commercialisé. Il questionne la liberté de l’art et la solitude de l’artiste dans un contexte social, culturel ou politique de pure survie… la commercialisation de l’art et la déshumanisation de celui qui la reçoit. La réalité du marché modèle les goûts des spectateurs, imposant ses valeurs absurdes et parfois triviaux… le poussant même à réaliser des désirs fabriqués et éloignés de ses besoins réels. Dans ce processus de fabrication et de multiplication des modèles, il n’existe plus de place pour une création riche, courageuse, intense et autonome. Mais l’intérêt de cette conférence dépasse sa thématique et réside sans son caractère subjectif… l’artiste – discoureur se trouvant condamné à l’autisme et la solitude, se perdant dans ses propos, dans les digressions, les associations… ludique et imprévue, petit à petit, la parole le dépasse, laissant place à une partition émotionnelle et dérisoire de la solitude… le corps lui-même s’échappe alors au contrôle des mots et vit sa propre vie, devenant la matière artistique qui le dépasse et prend sa liberté.
Le spectateur assiste alors à une transformation de l’acteur instrumental, (maîtrisant sa matière – conférence) qui devient peu à peu lui-même instrument. La conférence devient également une manifestation auto-ironique, commentaire des dangers de toute revendication à travers ses paroles. Le vrai créateur fait et vit à travers ses créations, même si parfois il a besoin de redéfinir sa place au sein de la société et de se poser la question des pourquoi de ses actes pour continuer.

Quartette
Le quartette pour quatre acteurs
De Boguslaw Schaeffer

Mise en scène : Urszula Mikos
Traduction, dramaturgie : Olivier Cohen
Avec : Stéphane Keller, Christophe Patty, Christophe Seureau, Philippe Vieux

Personnages : Le premier violoniste, le deuxième violoniste, l’artiste et le violoncelliste.
Une pièce en 25 courtes scènes.
C’est une pièce sur l’incapacité et l’absurdité de réunir les gens dans des ensembles artificiellement homogènes. Les quatre musiciens sont les protagonistes de la pièce. Chacun d’eux suit une passion différente, une philosophie différente de la vie. Néanmoins, ils essayent de former un seul corps homogène et ils échouent. Ce qui frappe dans l’œuvre, ce sont ses grandes qualités musicales.
Le discours rythmé, les improvisations sonores, les performances chorales en arrivent presque à composer des morceaux de musique, à partir de différents sons, de bouts de langage – tout cela forme une pièce fascinante. Elle demande des comédiens capables de jouer en utilisant leur corps comme si ils étaient des instruments de musique.
« Quartette » est composé de vingt-cinq scènes strictement minutées et définies par Schaeffer, celui-ci caractérisant avec précision intention, atmosphère et finalité chacune d’entre elles. Aux scènes parlées (au nombre de treize) succèdent des scènes mêlant action et recherche sonore ou gestuelle (au nombre de sept) ou des scènes ouvrant des perspectives d’improvisation codifiée (au nombre de cinq). Il serait d’ailleurs difficile de découvrir un sujet unique dans « Quartette », la pièce tenant en même temps de la réflexion sur l’homme et son langage (à la suite des dramaturgies de Becket ou Ionesco, parfois pastichées et parodiées dans la pièce), de l’étude de caractères, ou du jeu sur les conventions (oppositions formelles, coexistence de langages relevés et triviaux, de l’organisme et du formel, ou comique de situation…)
La pièce apparaît d’ailleurs autant comme une contestation ironique du pouvoir des mots, de la légitimité des règles et des structures dramatiques, que comme une réduction à leur essentiel des échanges linguistiques et humains.

Le Manque
De Sahra Kahne
Scénographie et mise en scène :Urszula Mikos
Avec Anne- Sophie Juvénal, Sébastien Siloret, Anne Béziel, Nicolas Bonneau

Quatre figures interprétées par quatre acteurs. Comment retranscrire l’universalité de ces archétypes sans trahir la singularité charnelle qui émane de ces quatre » lettres ». Quatre êtres à l’existence apparente et qui se mélangent parfois jusqu’à n’en plus former qu’un seul, jusqu’à se dissoudre dans le même corps. Monologues mentaux et intérieurs, ponctués de paroles adressées à l’autre, traversés par des bribes de souvenirs ou quand le langage devient contamination.
D’un point de vue social cela s’apparente à une perte d’intégrité, une négation de la personnalité. L’individu, bombardé par les conventions et la masse médiatique perd alors son autonomie et devient dépendant. Une solitude exposée à la multitude, une multitude qui le condamne à la solitude.
« Manque » est une représentation de l’homme tragique contemporain, un manque qui se révèle à travers une violence refoulée, à travers l’explosion d’une liberté mal comprise, jusqu’à chercher l’oubli dans le néant.

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Le Lâche
M.H.-Lenormand

Mise en espace : U. Mikos
Avec Les élevés de l’école L’Acteur Instrumental et deuxième années de Conservatoire National de Paris
Beaucoup de jeunes auteurs ont été influencé par M.H.-Lenormand et le considèrent à juste titre comme un maître. Avec Le Lâche, où le personnage principal est plutôt malade que coupable, Lenormand nous invite à l’étude d’un cas pathologique à travers des sujets exceptionnels, sinon morbides.
Attiré par les sujets neufs et périlleux, par l’inconscient et les pensées qui s’y cachent, attiré par les désirs troublés, les sentiments informulés, les forces obscures, Lenormand devait tenter « ce portrait du lâche ». Il nous décrit avec courage un milieu dont la « peinture » complète la fresque ébauchée par la littérature de guerre. Les deux caractères que l’on peut isoler en ses périodes belliqueuses sont le héros et le lâche. La comédie antique a souvent dessiné des silhouettes amusantes de poltrons. On en trouve aussi dans Shakespeare. Mais le poltron n’est que la transposition comique du lâche. Son « lâche » est avant tout un malade et sa pièce illustre une analyse physiologique de la peur. Le personnage ne professe pas de théories antimilitaristes, ni d’idées subversives, aucun sursaut de révoltes, c’est une terreur qui monte en lui comme une contagion. Lenormand est un auteur d’une qualité trop rare pour avoir cédé à un effet aussi facile et son personnage s’enfonce de plus en plus dans la lâcheté, comme par suite de fatalité organique.

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Cameleon
Six nouvelles d’Anton Tchékhov :Le Penseur, Caméléon, La Mort d’un fonctionnaire, La Fermentation des esprits, Extraits du journal d’un aide-comptable, Menu Fretin
Adaptation et mise en scène et scenographi Urszula MIKOS
Avec : Christophe Patty, Philippe Vieux

« Caméléon, Le Penseur, Extraits du journal d’un aide-comptable et Menu Fretin » n’avaient, à ce jour, jamais été adaptés pour la scène. Si l’on connaît bien le théâtre et les grandes nouvelles de Tchékhov, on évoque rarement ses plus courts récits, portraits d’une saisissante maestria. Sur deux ou trois pages, la vie d’un homme est condensée; en quelques chapitres l’auteur mobilise nos émotions, nos angoisses, nos malaises.
Vigoureuses descriptions des obsessions et des ridicules de l’homme, ces nouvelles mènent leurs personnages au bout d’eux-mêmes, de leurs contradictions, de leurs vanités ou de leurs futilités. Chacune de ces trois oeuvres - Caméléon, La mort d’un fonctionnaire et la Fermentation des esprits - est pour cela bâtie selon un inexorable crescendo : un rien, petit accident ou négligeable mésaventure, entraîne le personnage dans une surprenante et comique descente aux enfers : catastrophe, folie, mort.

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Défis, embûches et autres impossibilités
De Bernard da Costa

Mise en scène : Urszula Mikos
Avec Laurent Gerztenkorn, Corinne Ortega

Une pièce en trois tableaux écrite pour six personnages ou plutôt pour deux comédiens qui changent à chaque acte de personnage, d’apparence de caractère…
Les trois actions se regroupent sous un thème commun, celui de l’impossibilité de vivre et d’aimer décemment, celui de la quête d’un bonheur désespérément inaccessible.
« Défis, embûches et autres impossibilités » apparaît aussi comme l’histoire d’un spectateur tenu en haleine, qui attend le miracle, le dénouement heureux… cependant la logique veille, le quotidien gagne et annihile une dernière fois le rêve…

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Tchekhov en trois actes
L’Ours, Les méfaits tabac, Le chant du cygne
Mise en scène : Urszula Mikos
Avec Corinne Ortega, George Prault, Jean-Claude Landier

Un enchaînement de l’Ours, des Méfaits du tabac et du chant du cygne est rarement proposé.
Il nous a semblé intéressant d’envisager ces trois pièces dans une perspective de statut du comédien. Trois comédiens se réunissent, explorent les différentes partitions d’énergies que proposent ces pièces, incarnent le personnage, se désincarnent, prennent le spectateur à témoin…

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L’Ile Prison
d’Athol Fugard

Mise en scène : Urszula Mikos
Illustration sonore : Piotr Nawrocki
Collaboration : Kinga Kozakowska, Piotr Jusienga, Mariana Araoz
Distribution : Bruno Pesenti, Jacques Allaire

Sur une île, deux détenus : John, condamné à dix ans. Winston, condamné à perpétuité. A l’occasion de la Fête de la Prison, John et Winston préparent une représentation d’Antigone.
La mise en scène traite de la relation entre deux personnes dans une situation d’enfermement. Au-delà d’une réalité matérielle ces deux êtres se retrouvent isolés l’un de l’autre.

Ivonne, Princesse de Bourgogne
de W. Gombrowicz

Mise en scène : Urszula Mikos
Illustration sonore : Piotr Nawrocki
Costumes : Urszula Mikos
Collaboration : Malgorzata Rzuchowska

Avec : Isabelle Adam, Mariana Araoz, Michèle Levert, Marc Roslin, Bruno Pesenti , Jacques Allairen, Sylvia Pignide, Cyril Askenasi, Blanche Bohet, Henri Combaud

Yvonne rentrera dans l’univers du royaume de Bourgogne par l’intermédiaire du Prince Philippe. Elle y apparaîtra comme un monstre. Les gens de la cour tenteront de l’exclure en s’efforçant de la domestiquer, de l’absorber, de la digérer… ce sera un échec. Au terme du parcours, c’est en définitive la solution de l’extermination, de la mort qui sera choisie par les personnages. Le phénomène d’Yvonne est désormais le miroir déformant, la loupe grossissante par laquelle on se regarde et ou l’on regarde les autres. Il est révélateur de toutes les monstruosités, de ce qui est enfoui, refoulé, irrationnel.
La mise en scène d’Yvonne se déroulera dans un espace codifié, entièrement sous contrôle, comme si un « œil » observait en permanence les moindres mouvements, les moindres paroles. Mais cet « œil » est aussi celui de chaque personnage qui se suspecte lui-même ; tous acceptent les codes mais sont en même temps fatigués.

Lysistrata
D’Aristophane

Mise en scène, décor et illustration sonore : Urszula Mikos
Adaptation: Olivier Cohen
Costumes: Kinga Kozakowska
Création lumières et régie : Pierre-François Lucas
Musique : Atrium Musicae de Madrid G. Paniagua « Musique de la Grèce Antique »
Avec : Gaëlle Jourdan, Annie Prati, Riina Koivisto, Virginie Perrussel, Fabienne Raynal, Laetitia Brun, Lassad Salaani, Sylvia Cad Berro, Laurent Chevillard

Dans Lysistrata on peut percevoir deux univers à la fois autonomes et interdépendants : l’un diégétique, lié au personnage même de Lysistrata et à ses agissements, l’autre plus discursif, trouvant existence dans les propos, dans les rapports du coryphée et de la coryphée, qui imposent la voix du poète, ses conceptions ou ses sentiments.
L’intrigue de Lysistrata n’est finalement qu’un reflet, une illustration des échanges entre les coryphées. Nous avons donc choisi de marquer cette dualité, de rendre ce fonctionnement évident. Le conflit entre homme et femme, leur tendresse réciproque comme leur difficulté de dialogue sont rendus concrets par le jeu théâtral en tant que tel : déplacements, rythme, énergies, intonations.

Don Quichotte
D’Olivier Cohen d’après Cervantès

Mise en scène : Urszula Mikos
Adaptation – dramaturgie : Olivier Cohen
Création plastique : Lech Twardowski
Costumes : Kinga Kozakowska
Lumières, son : Rodolphe Hamel
Musique : Ensemble Médiéval de Paris, Catherine Jousselin, Brigitte Lesne, Emmanuel Bonnardot, Pierre Hamon

Avec : Olivier Marcowicz, Neusa Thomasi, Bruno Glasberg, Jean-Michel Le Dilly, Laurent Mandeix, Dominique Monot, Boualem Zemouri

 
 
théâtre le proscenium - 168 bis rue de Charonne 75011 Paris - 01.40.09.77.19 - leproscenium@wanadoo.fr