Comédie
Non Divine
de Zygmunt Krasinski
Coréalisation
Le Proscenium, Centre Culturel des Ulis,
Avec le soutien de la mairie du XIème arrondissement et
de l’Institut Polonais
Production Le Proscenium et le soutien du DICREAM - CNC
Conception
et mise en scène Urszula Mikos
Traduction Paul Cazin
Scénographie Christophe Doubliez
Développement vidéo et son Wilfried Wendling
Interprétation Ensemble Diffraction
Images Julien Rizzo
Musique André Serre-Milan
Avec Claude Aubreton, Gaël Chaillat, Jean Chmiel, Alexandra
Chouraqui, François Engel, Georges Gay, Thomasz Kowalski,
Jacques Landragin, Valéry Warnotte
« Aux
erreurs accumulées par leurs ancêtres, ils ajoutèrent
ce que leurs ancêtres ne connaissaient pas : l'hésitation
et la crainte ; et il advint ainsi qu'ils disparurent de la surface
de la terre, et il s'est fait après eux un grand silence. »
L'Anonyme.
Il
s’agira de mettre en scène l’opposition stérile
de nos idéologies politiques conservatrice contre
progressiste, ce dualisme manichéen régnant en Europe
depuis le XIX siècle qui n’a pu aboutir qu’à
la déception et au désengagement. Révélant
comment peu à peu, une impasse idéologique a conduit
notre société vers le stoïcisme, l’hédonisme,
les valeurs commerciales ou faussement spirituelle, Comédie
non divine, malgré son pessimisme apparent, nous transportera
par son énergie et par son engagement.
Henri, l’un des personnages centraux de la pièce
de KRASINSKI, apparaît comme une sorte de Kordian vieilli
et relativiste qui va découvrir les coulisses du pouvoir,
découvrir ce monde d’hypocrisie, de violence et de
manipulations. Il est d’ailleurs difficile de comprendre
comment KRASINSKI, jeune aristocrate a pu concevoir la seule œuvre
européenne de l’époque qui abordait l’idée
de la lutte des classes, alors que KARL MARX n’avait encore
que 15 ans. Sa clairvoyance politique et sa prescience de la complexité
des évènements de notre histoire semble aujourd’hui
exceptionnelle : réflexions historiques et méditations
sur la Révolution Française fusionnent dans son
esprit pour donner naissance à une interrogation magistrale
du thème même de la révolte et de l’engagement
dans l’histoire.