Kordian
de Juliusz Slowacki
Conception
et mise en scène Urszula Mikos
Collaboration artistique et co-traduction Louis Cervin
Musique originale André Serre-Milan
Vidéo Muriel Habrard
Collaboration à la scénographie Kinga Kozakowska
Son Kos & Co Vincent Lepoivre, Patrick Boggero
Avec : Jacques Brylant le chef des conjurés; Georges
Ischenko Astaroth, le gardien, la peur; Régis Ivanov le
Grand Duc; Patrice Juiff Satan; Jean Lespert le pape (vidéo);
Mathias Mlekuz le Tzar, un diable; Bruno Pesenti un archange,
le fou, l'imagination; Marianne Pichon Laura, Violetta, un conjuré;
Yves-Robert Viala Grégoire, un conjuré; Pierre William
Mephisto, le prêtre; Olivier Werner Kordian.
à François Viaur...
Les
désirs révolutionnaires et terroristes du héros
de SLOWACKI sont fondés sur son envie de changer le monde
et de trouver une pensée fondamentale. Il veut surtout
défendre une position morale et un engagement dans l’histoire…mais
la pièce montre comment cette attitude idéaliste
et naïve connaît une courte vie dans un monde corrompu
par le pouvoir et l’argent.
L’héroïsme de Kordian apparaît comme atemporel
dans la mesure où il personnifie le processus dynamique
d’acquisition d’une personnalité créative
et d’une identité; d’autant plus riche qu’il
doit dépasser la crise moderne de la relativité ;
d’autant plus touchant qu’il apparaît encore
une fois comme ses jumeaux Lorenzaccio et Hamlet, inapte à
l’action, faible, velléitaire mais déterminé.