direction artistique
Urszula Mikos
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témoignages et interviews
 
Olivier Cohen
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Trio

LIBERATION - Maïa Bouteillet - Février 2000
" (...) Ce Trio, mis en scène par Urszula Mikos, est un collage de textes de l'écrivain suivant sa méthode. Une mécanique de précision laissant une grande part à l'aléatoire. Tout est basé sur le jeu des acteurs, trois énergumènes en queue de pie, sur leurs improvisations. On est plus proche ici du free jazz que de l'harmonie, c'est à qui occupera l'espace sonore en premier (...) une fois que l'on a pris ses repères sur la partition, on chope au vol des moments d'acteurs épatants (...) Grâce surtout à la qualité de chacun et à leur complémentarité (...) "

A NOUS PARIS - L'Hebdo du Metro - Myriem Hajoui - le 7 février 2000
"Déroutant et Captivant. (...) Il fallait un instinct très sûr pour se frotter au théâtre de Schaeffer, l'un des auteurs les plus célébrés de cette fin de siècle, traduit et joué dans le monde entier sauf en France. (...) Urszula Mikos s'attelle avec brio à cette composition singulière, à la fois burlesque et métaphysique. Au final : un épatant objet théâtral avec un formidable humour décalé servi par Patrice Juiff, Mathias Mlekuz et Bruno Pesenti. Saluons au passage la programmation courageuse de ce petit lieu qui défend une certaine idée, forte et libre, du théâtre."

Radio France Internationale - Agniezka Kumor - Janvier 2000
" (...) j’ai vu un spectacle extrêmement original, Urszula Mikos, metteur en scène de ce spectacle est parvenue à une réussite incroyable : elle a su transposer dans le domaine français les divagations des personnages de Schaeffer, basées sur le grotesque, les actions physiques et imprégnées de critiques du répertoire polonais... (...) Urszula Mikos est également parvenue à donner une tonalité poétique à cette œuvre (...) La confrontation entre une forme générale éclatée, désordonnée et des monologues cartésiens offre de nouvelles potentialités à Schaeffer. Celui qui pense qu’il s’agit seulement d’un jeu formel se trompe lourdement : on observe ici une critique de notre perte de valeurs, et de nos difficultés à communiquer. Urszula Mikos est parvenue à révéler ces tensions et ces difficultés avec les seuls moyens du théâtre... Les comédiens disposent de voix très différentes et le « trio » parvient ainsi à une réelle musicalité ; ce qui lui donne d’ailleurs une efficacité comique immédiate. "

METROMAG - Olivier Rigaud - Janvier 2000
"(...) Composition hallucinante sur l’essence même du théâtre, ce Trio est unique. Comment définir ce spectacle ? Un fabuleux moment de magie ? Une étude très poussée sur la mise en scène et l’occupation de l’espace ? Ou les deux à la fois ? L’intention est de donner du plaisir et une leçon de théâtre. Savoir comment maîtriser l’espace - temporel, physique, sonore - c’est savoir mettre en scène une pièce, ou simplement jouer(...) L’intimité que les acteurs savent créer avec le public permet à ce dernier d’entrer progressivement dans le jeu, de s’habituer au monde hallucinant de Schaeffer. (...) "

PARIS AVENUE - Myriem Hajoui - Janvier 2000
" Sacrée gageure! (...) Téméraire, Urszula Mikos s'attelle à cette composition ouverte à la fois burlesque et métaphysique, nous délivrant cet épatant objet théâtral non identifié, d'où irradie un formidable humour porté par trois excellents interprètes."

A NOUS PARIS - Myriem Hajoui - 7 au 13 février 2000
Déroutant et captivant
Heureusement, il y a encore des gens assez « frappadingues » pour s’attaquer à des pièces difficiles, voir « impossibles » et réussir l’exploit de captiver le public. Pour preuve : le « trio », d’après Schaeffer magistralement monté par Urszula Mikos, « Jeanne » de Péguy, saisie par la grâce (merci Mr Schiaretti !) et enfin « The Great Disaster » ou « Titanic » revu et corrigé par Anne Laure Liégois avec Jean Louis Jacopin, seul à la barre.
Urszula Mikos s’attelle avec brio à cette composition singulière, à la fois burlesque et métaphysique. Au final: un épatant objet théâtral avec un formidable humour décalé servi par Patrice Juiff ; Mathias Mlekluz et Bruno Pesenti

LE SOUFFLEUR - Etudiants et Théâtres - Anne-Laure Janson - Février 2000
" Une création surprenante et rocambolesque du Théâtre Le Proscenium mis en scène par Urszula Mikos (...) les trois comédiens Patrice Juiff, Mathias Mlekhus et Bruno Pesenti, à la fois instruments et instrumentistes, nous exposent avec un humour détonant les carences de notre monde contemporain. (...) "

LA REVUE DU SPECTACLE - Gil Chauveau - Février 2000
"(...) Véritable composition instrumentale à six mains, trois corps en mouvement et trois voix (...) "Trio" est une forme résolument novatrice où l'humour côtoie sans complexe la poésie. La qualité de la mise en scène d'Urszula Mikos et le talent des comédiens - tant pour l'improvisation que pour l'interprétation stricte de cette partition théâtrale originale - en font un spectacle remarquable et étonnant."

LA REVUE DU SPECTACLE- Site Web - Claude Kraif - Février 2000
"Le un a fait le deux, le un et le deux ont fait le trois. (...) il convient de choisir trois acteurs qui soient à la fois de bons comédiens, champions de gymnastique au sol, figures imposées, figures libres. (...) parfaitement maîtres de leurs mouvements et complètement déjantés. La mise en scène se doit d'être aussi précise qu'une partition musicale. Quant à la pièce, elle est avant tout drôle dans le sens où l'on rit beaucoup. Drôle aussi dans le sens de bizarre, il s'agit d'improvisations très longuement exercées qui permettent à l'auteur d'aborder des sujets existentiels et métaphysiques dont le rire n'est que le moyen providentiel pour la sauvegarde de la santé mentale. (...) L'être humain commence à deux mais à trois c'est beaucoup plus drôle."

ALIGRE FM - Jean Piriou - Février 2000
"(...) Avec ce “ Trio ” mis en scène par Urszula Mikos d’après l’œuvre de Boguslaw Schaeffer on découvre, étonnés et ravis, que ce n’en est pas fini de rire et que trois formidables comédiens (P. Juiff, M. Mlekuz et B. Pesenti) font se tordre de façon singulière et éclater drôlement notre matière réputée grise. Le rire éclate de toutes parts, prenant le parti de tous les mots, attitudes, répliques, mimiques, rythmes, ruptures, chocs, distances... C’est un festival de couleurs (...) un concert d’harmonies et de dissonances, un creuset de solitudes en fusions. Telle notre condition humaine. Une composition scénique cohérente, inédite, créative. Boguslaw est le diable et Urszula son lutin servant. L’extrême précision de la mise en scène atteste la perfection mécanique de l’écriture garante de son humour insolite. (...) Urszula Mikos (...) a trouvé dans les partitions de B. Schaeffer un champ d’exploration idéal pour exercer son art et satisfaire notre intérêt et notre plaisir."

FLUCTUAT NET -Virginie Lachaise - Janvier 2000
"(...) Dans un ballet parfaitement réglé, trois comédiens époustouflants, manipulent l'œuvre de ce dramaturge polonais, à la manière d'un canevas qui sollicite l'improvisation et la variation. (...) Tour à tour instruments ou instrumentistes, Patrice Juiff, Mathias Mlekuz et Bruno Pesenti, exécutent dans une série de saynètes une composition qui n'hésite pas à varier les genres : réflexions philosophiques, farce burlesque, scènes de comptoirs, poésie. (...) c'est ici, l'acteur dans son essence même qui se donne à voir, l'acteur en tant que personnage. Trio est une source de réflexion sur la langue, sur le théâtre et, surtout, sur la condition même de l'homme, non au sens existentiel du terme, mais dans le rapport conflictuel qu'il entretient aux autres hommes. (...) Très efficace, virtuose, ce spectacle honore l'esprit de Schaeffer, dont la mécanique bien réglée engendre un irrépressible humour."

RADIO LIBERTAIRE - Jehan Van Langhenhoven - Janvier 2000
"(...) c’est à la métaphysique (...) que s’attaque Urszula Mikos en nous donnant à voir et entendre Trio.(...) d’une métaphysique/physique à l’instar des grands burlesques. (...) Le corps y parle. Le corps y joue.(...) c’est toute l’absurdité du monde qui ici se trouve contenue. Heureusement soutenue par une connaissance à toute épreuve du théâtre. Et des acteurs pour le moins engagés et costauds ! "

RADIO NOVA - Marianne Groves - Février 2000
"(...) Curieux, déroutant, absurde au plus pur sens slave du mot, un spectacle enlevé, servi par trois grands comédiens remarquables (...) une mise en scène originale et d'une grande qualité (..) Il n'est pas inutile, parfois, de se laisser déboussoler ! "

LE TET'ART EBAHI - Chlô d’Elle - Le journal des news du BDA de l’ESCP (Ecole Supérieure de Commerce de Paris) - Janvier 2000
"(...) la pièce est savamment orchestrée et organisée, faisant alterner moments de tension dramatique ou parlée, et moments de calme. (...) Je vous recommande vivement de découvrir un nouveau théâtre et d’aller voir cette pièce (...)"

WIN VOTE - Mathieu Chapuis - Février 2000
" (...) On retrouve beaucoup d'humour et de la perfection mécanique (caractéristique du théâtre de Schaeffer) dans Trio qui est basé sur les capacités vocales et physiques de ses trois interprètes. Une réflexion sur le langage et nos attitudes quotidiennes (...) Pour changer vos habitudes théâtrales et vous offrir de nouveaux horizons, découvrez le théâtre "instrumental" de Schaeffer. "


Quartette

…dans ce genre de théâtre intellectuel où l’œuvre est objet de réflexion autant que réflexion sur le monde, il est difficile de faire mieux. Par J-L J  Figaroscope  3 au 9 Novembre. “ Une soirée jubilatoire ” Le Figaro Magazine. “ Attention ce Quartette là a la musicalité et le rythme d’un électrochoc ! Un travail riche et varié pour un spectacle drôle et décapant par ces temps de morosité ambiante. ” Hélène Kuttner, l’Avant-Scène Théâtre. “ Une réussite. Quatre comédiens se croisent et s’entrecroisent dans un ballet parfaitement réglé ” Jean-Luc Jeener, Coup de Cœur Figaro. “ ... Drôle, vif, percutant ” Le Parisien. “ Un théâtre sublime et ludique ” Le choix international de Polityka. “ C’est à voir ! Une heure et quart de divertissement et un théâtre encore inconnu en France. Les quatre comédiens sont remarquables. ” France Culture. “Une joie partagée sur un rythme soutenu du début à la fin ” Radio Libertaire. “ Musique, mime et voix s’orchestrent à la perfection. Les petits colporteurs tiennent à féliciter les comédiens pour leur jeu éblouissant. Courez voir cette pièce car c’est une expérience que les mots ne suffisent pas à décrire. ” Les Petits Colporteurs. (“ La critique du public ”).

Kordian

Cassandre – Alexandre Wong – Entrer dans l’histoire – mars 2003
Il y a aujourd’hui une difficulté à « entrer dans l’histoire », à agir de son propre chef, à s’engager. Le monde de tous les jours est peuplé d’évènements médiatisés, neutralisés qui arrivent sous forme de flashs et de reportages inlassablement rediffusés. L’histoire est une histoire racontée à une société spectatrice et infantilisée. Plus besoin de la vivre.
Urszula Mikos, en opposant une représentation filmée de l’histoire sous la forme de projections d’actualités télévisées, de documentaires, de vidéos faites sur le vif de certaines scènes de la pièce (celle par exemple de la conjuration) et une donation de la même histoire à travers le jeu physique des acteurs, pointe justement de décalage qui existe entre l’évènement historique et sa médiatisation. L’engagement de Kordian est d’autant plus historique qu’il ne s’identifie pas à la répétition d’un rôle à jouer. Peu importe que ce soit ce personnage de théâtre qui se révolte, peu importe qu’il réussisse à changer le monde, qu’il soit polonais , qu’il ait existé puisqu’en dernière instance, c’est la présence corporelle du comédien qui assume sous nos yeux le destin de Kordian qui fait évènement.

L'Alsace - Une mise en scène inspirée - Dominique Feig - 25 janvier 2002
«...Le traitement très original de la mise en scène illustrait à la perfection l'itinéraire de Kordian, jeune révolutionnaire épris de romantisme et d'idéaux flamboyants./../.Les repères traditionnels de la tragédie volent en éclats et l'action se passe dans des lieux improbables entre Londres, le sommet du Mont Blanc et l'Italie./../.Entre réalité et mythe, la quête d'absolu de Kordian le pousse à comploter dans un ultime sacrifice contre le Tsar lui-même./../.La mise en scène d'Urszula Mikos déploie des trésors d'ingéniosité pour passer du réel à l'imaginaire. Voix off, films projetés, bande-son entre hard rock et chants orthodoxes et nec plus ultra, l'image des acteurs filmés en simultané est projetée sur 2 écrans géants: effet dramatique garanti d'autant plus que le jeu des comédiens est à la hauteur des ambitions du spectacle./../.Pari tenu donc pour un spectacle hors normes qui aura mis une technique de pointe au service de la dramaturgie. A mille lieues d'un faire-valoir ou d'un effet de mode, vidéo et bande-son auront marqué d'une pierre blanche l'itinéraire d'un spectacle phare de la saison de l'Atelier du Rhin. »

L’avant-scène – Un Lorenzaccio polonais – Gilles Costaz – 1er février 2003
« On connaît à peine en France Les Adieux de Mickiewicz. Alors Kordian de Slowacki, autre écrivain polonais, contemporain de Mickiewicz et de Chopin, qui en a entendu parler en terre hexagonale ? C’est dire l’audace d’Urszula Mikos, qui en propose une version française (en collaboration avec Louis Cervin) et une mise en scène/…/C’est une révélation, une sorte de Lorenzaccio plus fantomatique. Kordian prépare un complot contre le tsar Nicolas Ier, mais le complot n’a pas lieu. Il sera sans doute exécuté car le dernier acte reste inachevé./…/ Urszula Mikos a imaginé un spectacle rapide où la vidéo multiplie les images et où la plupart des comédiens endossent plusieurs rôles. C’est cursif, ténébreux, bien joué par Olivier Werner (Kordian), Mathias Mlekuz, Régis Ivanov…. »

Dernières Nouvelles D’Alsace - Le triomphe de la conscience - Nathalie Chifflet 18 Janvier 2002
Urszula Mikos loge l’œuvre dans un espace bordé d’écrans, où se projettent les interventions de l’un ou de l’autre personnage, le point de vue live, aussi, de l’œil-caméra posé sur la scène en train de se jouer. Entre surcroît de vérité et effet de mise à distance, dans le chevauchement du réel et du rêve, elle impose la contemporanéité du texte de Slowacki aux caractères joliment portés par ses onze comédiens.

Glos Katolicki – 16 février 2003
« Les succès de ses mises en scène d’auteurs contemporains polonais tels Schaeffer et Glowacki a amené la directrice artistique du théâtre parisien le Proscenium, Urszula Mikos, à s’atteler au projet ambitieux d’une « trilogie romantique polonaise » au seuil de l’entrée de notre pays dans l’Europe en 2004./…/La première partie de cette trilogie polonaise a été proposée au Centre Wallonie Bruxelles, Kordian notre plus grand poème dramatique romantique, œuvre constituant la base du répertoire polonais et étonnant par sa dimension métaphysique.Ce drame rédigé par un jeune poète de 24 ans touche par un génie comparable à celui du Faust de Goethe ou de l’Hamlet de Shakespeare. Slowacki a posé des questions fondamentales: comment lier ses aspirations personnelles avec la révolte et le désir de changer le monde ? L’universalité de Kordian vient du contexte de l’effondrement des principes moraux et éthiques au seuil du XIXème siècle, qui nous apparaît aujourd’hui comme la base de nos inquiétudes contemporaines. La mise en scène parisienne d’U. Mikos opère magnifiquement avec les moyens contemporains de la direction scénique, de la scénographie, de la musique et de la vidéo sans jamais pourtant dénaturer la richesse métaphysique du drame polonais. Kordian est magnifiquement interprété par un jeune comédien, Olivier Werner./…/ Kordian devient le héros d’un total engagement dans le monde inscrit dans la phrase fiévreuse « à mon peuple, je donne ce que je peux, mon sang et ma vie ». On peut s’interroger sur ce qu’il reste de cet héroïsme polonais après les années Solidarnosc ? On peut se demander qui va comprendre le sens de ce combat ici, en France ? Mais paradoxalement la salle du Centre Wallonie remplie de spectateurs français et polonais accueille avec enthousiasme le spectacle et nous confirme la valeur toujours actuelle du romantisme polonais, au début du troisième millénaire… »

Figaro magazine – Romantisme – Jean-Luc Jeener – 18 janvier 2003
« Juliusz Slowacki est le plus illustre représentant du romantisme polonais. On lui doit des poèmes, des romans mais surtout des pièces de théâtre qui en font, si l’on veut, l’égal de notre Musset. Très influencé par Shakespeare, il est un peu le père du théâtre polonais et de toute cette tradition d’une dramaturgie éclatée, baroque, plus obsédée par les signes et les idées que par la création de vrais personnages. Kordian, son héros, est un Lorenzaccio moins cohérent qui utilise sans le savoir vraiment, son obsession patriotique pour assouvir sa crise identitaire. Slowacki montre bien comment la défense de la plus noble des causes est d’abord et toujours une affaire individuelle. Sa pièce est passionnante./…/ Il faut donc remercier Urszula Mikos de nous offrir ce spectacle. Sa mise en scène intelligente s’amuse avec tous les possibles du nouveau théâtre. Les comédiens jouent le jeu de la troupe avec bonheur. Et, petite récompense supplémentaire, Olivier Werner dans le rôle principal, est tout à fait formidable. »

Zurban – Jusqu’au bout de la révolte – Corinne Denailles – 8 janvier 2003
Juliusz Slowacki, l'un des dramaturges majeurs de la période polonaise, est l'auteur d'une seule et unique œuvre, écrite à 24 ans. Il y a chez son héros, Kordian, auquel Olivier Werner donne une belle force intérieure, quelque chose de Lorenzaccio. Il ira jusqu'au bout de sa révolte solitaire contre une société diaboliquement matérialiste. La mise en scène déconstruit la linéarité de la pièce, met la froideur de la technologie au service d'un propos fougueux, abolissant la frontière entre réel et imaginaire. Les ombres de Kantor et de Grotowski planent sur ce spectacle sombre, parfois un peu trop obscur, étrange et fiévreux.
Le journal du dimanche – Kordian – Vincent Ejarque – 5 janvier 2003
« Juliusz Slowacki est l’un des plus importants dramaturges polonais. Mort à 40 ans en 1849, il écrit Kordian, son œuvre majeure, à 24 ans. On est très loin du romantisme nombriliste d’un Lorenzaccio : représenté pour la première fois en France, Kordian est un texte politique majeur pour une Pologne qui se débat sous le joug tsariste. Patriote polonais, Kordian est un héros désabusé ; son régicide doit être le point culminant d’une vie brûlée parce que trop incandescente. Le texte de Slowacki demeure d’une actualité évidente. »

Antigon a NY

Télérama- M. Bourcet.
« Dans un parc new-yorkais aux allures de terrain vague vivent Anita une SDF portoricaine, le Russe Sacha et le polonais Flea avec des rêves à portée de cœur. Un texte plein d’humour confère à ces destins hasardeux une dignité rare.... Nul ne cherche à donner de leçons, libre à chacun de trouver sa vérité. Superbe. »
L’avant-scène Théâtre - Hélène Kuttner
« L’auteur ... a composé des dialogues vifs, riches et colorés qui épousent la trame d’une tragédie. Le metteur en scène, Urszula Mikos, n’est pas tombé dans la facilité du naturalisme. Son regard, sensible, laisse la part belle à l’inventivité et au grand talent de chaque comédien, avec un dessin précis, juste, et une manière originale d’investir l’espace scénique. Du beau travail. ».

La Revue du Spectacle -Gil Chauveau
« Ce texte superbe marie le burlesque et le tragique avec beaucoup de talent... (il) est magistralement mis en scène par Urszula Mikos qui a su faire appel à des comédiens de qualité.  Antigone à New York  se révèle être un véritable chef d’œuvre qui a trouvé dans le Proscenium un digne porte-parole. »

Europe (revue) - Raymonde Temkine
« ...Crue parfois dans son pittoresque traîne-misère, mais sensible, et sous-tendue par le respect et la tendresse, la fable ne souffre pas du haut patronage de Sophocle parce qu’on ne la reçoit pas du tout comme une transposition ; c’est librement qu’elle se développe. Chantal Lavalée, Bruno Pesenti, Yves-Robert Viala gagnent la partie, ainsi que Patrick Baty le policier-commentateur qui, le square évacué, entouré de grilles et rendu inaccessible à Anita empêchée d’approcher la tombe, nous apprendra qu’elle s’est pendue. Urszula Mikos a mené sa mise en scène d’une main discrète et ferme. »

Le Journal du Théâtre - Gilles Costaz
« ....La mise en scène d’Urszula Mikos (s’attache) à maintenir un climat étouffé, comme les cris sont étouffés et (dirige) ce moment d’amitié humaine dans une obscurité humaine. Joué par des comédiens secrets... c’est émouvant, simplement émouvant »

Gérard Garouin. Têtes à claques (diffusion : T.S.F, Fréquence Protestante, Radio Bleue, Libertaire...)
« Un spectacle formidable d’un auteur à découvrir, dans un lieu à découvrir »

Passion Théâtre
« Un chef d’œuvre » « C’est la vie, c‘est tout ».

Le Figaro- J-L Jeener.
« Chantal Lavallée avec sa voix qui remue les entrailles est très émouvante. »

Coup de cœur du Souffleur.
« Tout est juste ; la distribution conçue avec art transcende littéralement le texte... Cette science du jeu et de la mise en scène tient du prodige... Nous avons assisté à un tour de magie ».

Chemin de Théâtre en Ile de France
« Une fable contemporaine : tendre et violente, caustique et drôle, la pièce aborde la réalité la plus crue sous un angle poétique et inattendu. Elle nous parle d’un héroïsme au quotidien, de ce qui subsiste lorsque tout le reste a disparu : la dignité de l’homme... La mise en scène laisse la part belle à l’inventivité des acteurs, étonnants et justes. On en ressort l’âme un peu chavirée : voilà du théâtre qui ne laisse pas indifférent. »

Agnieszka Kumor - RFI International.
« Urszula Mikos trahit une profonde compréhension du tragique de l’homme d’aujourd’hui... Elle choisit le biais du comique, ou plutôt du tragi-comique pour rendre ce tragique plus acceptable. »

La Terrasse- Valérie Libraty.
« Sorte de Beckett polonais, Glowacki ramène ici sa bande de paumés fin de siècle... personnages emblématiques de notre société... Entre le provisoire et le néant, le social et le poétique, cette pièce flirte avec l’absurde et aborde la réalité la plus crue sous les commentaires du sergent Murphy, ultime témoin de notre indifférence. »

Pierre François - France Catholique.
« A travers la verdeur du propos, c’est tout un monde qui apparaît, un monde tragique traversé par des sautes d’humour décalé ou absurde.... Ce soir, le public a communié à cet exposé cru mais tendre. »

Paris Boum Boum - Myriem Hajoui.
«Antigone à New York oscille entre humour et pathétique, violence et tendresse, réel et absurde... (Une) œuvre aussi acérée qu’une lame de poignard. » 

Le Panorama du Médecin - Sophia Zerbib
« ....La mise en scène d’Urszula Mikos accentue l’absurdité de l’univers de ces trois paumés, proche de Beckett. Les acteurs, excellents, passent du réalisme décalé à l’humour poétique, en composant des personnages drôles, vulnérables et émouvants ».


Comédie Non Divine


Billetreduc.com
Les arts de la scène au service des pauvretés de l’ambition humaine.
Un très grand plateau noir, des écrans, un monument mi-pierre philosophale, mi-stèle funéraire, des bribes d’images, une ambiance sonore parfois bouillon de synthèse, parfois classique, en appui du texte ou des pulsions des personnages…il y a dans ce splendide amoncellement et surtout dans sa mise en œuvre, un côté célébration liturgique, grand’messe laïque. Parfois, ça m’a fait penser aux chants nusrat fateh ali khan, lancinant dialogue tour à tour tendre, agité, en déconstruction, en super-position, parfois récité, parfois inaudible, à certains vides propres au théâtre japonais : corps figés, mouvements ralentis, présences invisibles derrière la toile, regards sur nous, les spectateurs (le garçon dans l’écran), aux performances, aux recherches tant sur l’image que le son qui sont menées puis exposées au Palais de Tokyo. Tout ceci supporte un texte magnifique, lourd, puissant, parfois jusqu’à frôler l’indigeste : peu importe nous sommes ici dans un moment fort, crucial, le spectacle de nos propres comportements, de nos calculs, de nos errances, de notre vanité destructrice… et qui n’en finissent pas. En sortant de ce lieu, je me suis dit que, peut-être, les marches que je remontais pour retrouver la rue étaient celles du théâtre Jean Vilar et que j’y avais vu un morceau de moi-même que je n’avais osé fréquenter.
Ecrit par : Le temps au temps le 10/01/05

Moment intense…
…servi autant par le texte, la mise en scène que les acteurs.
Le texte d’abord… que j’ai découvert, dont il est passionnant d’évaluer notre époque, les sujets (la révolution, l’anéantissement de l’aristocratie par le peuple et le vécu des individus dans ces mouvements de masse) à la lueur de l’histoire qui a succédé à son écriture.
La mise en scène…qui met en relief et fait vivre l’ensemble (des aspects à Wilson- Einstein on the beach par ex, non ?) par des projections, des vidéos, des lumières, un superbe ensemble vocal…
Les comédiens…parfaits, on est pris par le jeu. Alors surtout concentrez-vous le premier ¼ d’heure : vous vous laisserez emporter dans cet univers, et vous ne serez pas prêts de l’oublier…
Ecrit par Phil le 10/01/05

Divine « non comedy »
Difficile de donner ses impressions sur cette toile qui nous fait découvrir un important auteur « visionnaire » et une adaptation réussie sur beaucoup de points. L’apport de technologies contemporaines, musiques multi-phoniques, vidéos, lumières ainsi que le jeu impressionnant des acteurs ( très bons) servent le surréalisme et le classicisme de ce petit chef d’œuvre de la culture polonaise. Intemporel et actuel font bon ménage grâce à la vision et la force et la générosité de la mise en scène. Urszula Mikos nous avait déjà transporté avec Trio et Kordian, autres chef d’œuvres de cette culture européenne empreinte de justices, de rêves et d’analyse…politique. Ici, ces thèmes de pouvoir, patrie, révolution sont abordés et laissent l peuple « dieu » se faire sa raison, sa place devant l’humanité. Un grand moment de liberté et de théâtre donc est réservé au spectateur avec cette « comédie non divine » pleine de qualités. Samedi, le public nombreux ne s’est pas trompé et a applaudi longuement avec émotion. Je déconseille quand même aux abonnés de Billetréduc aficionados de comédies « boulevards » (le titre pouvant prêter à confusions) ou « allergiques » au théâtre contemporain et « avisé », le spectacle serait un peu long pour eux. Quoique.. ;on ne sait jamais, après tout.
Ecrit par Musea le 09/01/05

Magnifique mise en scène. Texte écrit en 1830, mais très actuel. Acteurs parfaits (le comte Henri)
Ecrit par Soum le 08/01/05

Oui ! un choc bluffant, scotchant en voyant cette « comédie non divine » de Krasinski qu’il écrivit à 20 ans, en 1833 ! Quelle fulgurance, quelle mise en lumière de ce qui nous échappe et qui est pourtant si évident : la tragi-comédie des pouvoirs et idéologies mascarades. C’est vrai, le poète a toujours raison ; il cherche, dans la douleur, une aurore nouvelle en étant la mauvaise conscience de son temps.
Comme vous l’avez bien restitué par votre mise en scène étonnamment percutante, cet univers carcéral fait d’incompréhension, de folie de l’homme, ce choc des images déformées en camaïeu de gris, qui m’a fait penser au monde angoissant, étouffant de Munch ou d’Ensor. Cette alliance ou plutôt cet alliage des images, des sons, des chœurs et des personnages imbriqués en puzzle est remarquable comme dans le théâtre grec antique.
Merci pour cette belle idée aussi, le visage de l’enfant en couleur, éclairant l’Avenir et le pressentant à travers ses paupières closes.Voilà ce que je voulais vous dire : nous n’en sortons pas indemnes et c’est tant mieux !
Annie Mocair le 18/12/04

Site Théatrothèque - Frédéric Eliès - Janvier 2004
Avec ce texte de Krasinski, dramaturge polonais du XXIème siècle injustement méconnu en France, Urszula Mikos s’attaque à une partition puissante, porteuse d’une réflexion confondante de modernité sur les ravages et les impasses des idéologies révolutionnaires. Au final, un spectacle qui pèche parfois par excès d’esthétisme et de sophistication, mais qui ne manque ni de panache ni de souffle. […]
Plutôt que de se contenter de sortir de l’oubli cette très belle pièce, Urszula Mikos la met en scène de façon extrêmement spectaculaire, multipliant avec beaucoup de maîtrise des effets qui en mettent plein la vue. […]
Les reserves que peut susciter la débauche d’effets de mise en scène pas toujours indispensables cèdent alors finalement le pas à l’admiration et au respect pour un spectacle décoiffant qui se donne les moyens de ses ambitions et qui ne sacrifie jamais la qualité à ses excès.

Site Marianne
La « Comédie Non Divine » ou la manipulation des esprits Anne Marie Muller14 décembre 2004
Réflexion sur l’engagement révolutionnaire et l’affrontement entre conservateurs, et progressistes, la pièce de théâtre Comédie Non Divine dénonce l’utopie des idéologies par l’utilisation de la technologie.
Toute l’originalité de la pièce réside dans sa mise en scène, qui utilise la caméra vidéo. Aux acteurs répondent, par écran interposés, des scènes enregistrées. « Il semblait intéressant de placer la scène de Comédie Non Divine dans un univers entre plateau télé et le parlement … d’interrompre le texte par des interventions extérieures : paroles engagées ou politiciennes, discours télévisuels » explique Urszula Mikos. La vidéo fait ainsi entrer le spectateur dans une hallucination continuelle entre rêve et réalité et l’interroge : est-il capable aujourd’hui d’échapper à la manipulation des images et de la propagande.

Uberyou "3x1"
Cassandre - L’image totalitaire - Alexandre Wong -Novembre 2003
L’image isole en aliénant, c’est son principal effet : elle prive l’homme de sa mémoire, parle à sa place ou le coupe des autres et le conduit à s’enfermer dans la répétition sans titre d’un même discours traumatique, privé ou théorique. L’Homme se métamorphose en image, plus moyen de le raisonner: il ne parle que de lui, qu’à lui, il ne voit rien d’autre, ne soupçonne pas un instant qu’on puisse l’interrompre, lui répondre, pénétrer sa bulle […]
En intégrant l’élément plastique de la vidéo dans l’espace scénique, Urszula Mikos réduit volontairement le jeu de ses comédiens – leurs mouvements corporels – et introduit des fores non théâtrales – la forme de la conférence par exemple. Son intention : voir jusqu’où les limites humaines et théâtrales peuvent être poussées dans la logique de l’image.

Hommage à Meyerhold

Agence Itar-Tass Tatiana Archipova. O3/04/98 « Au seuil du 21ème siècle, on s’aperçoit que l’intérêt à Meyerhold ne faiblit pas. C’est pour cette raison que vient de se dérouler à Paris une semaine consacrée à la mémoire de ce grand metteur en scène russe qui a voué sa vie à la recherche de nouvelles formes théâtrale et à la technique du comédien. Les acteurs du groupe de recherche de Urszula Mikos réalise cet Hommage à Meyerhold avec une approche nouvelle et dans une perspective artistique très contemporaine.
Ces jeunes artistes se sont donnés pour but de faire connaître au public français les techniques et méthodes de travail du comédien au début du vingtième siècle. Ils utilisent pour cette création les bases de la biomécanique (éléments de préparation corporelle). Cette tâche rendue difficile par la rareté des documents a pourtant été impeccablement accomplie. Les comédiens de l’Acteur Instrumental ont su être à la hauteur de leurs ambitions. Le public a très bien accueilli le spectacle, et la virtuosité et l’engagement des artistes a été abondamment acclamé durant le spectacle. »

La Pravda - V. Bolchskov. 09/04/98 « Au Centre Culturel des Finances, le groupe de recherche l’Acteur Instrumental, dirigé par Urszula Mikos, a présenté son spectacle Hommage à Meyerhold. Les acteurs et les percussionnistes - exécutant une œuvre spécialement composée par Jean-François Alexandre - ont su rendre l’atmosphère qui régnait dans le laboratoire du grand metteur en scène russe. Hommage à Meyerhold a révélé au public parisien des techniques de perfectionnement du comédien et un art du mouvement extrêmement spectaculaire. Cette création a confirmé l’importance et la modernité de Meyerhold. »
Le Monde - Hugues Le Tanneur La Scène - ADEN - du 25 au 30 mars 1998 & rediffusion du 1er au 7/04/98
« Première confrontation avec le public pour ce groupe de recherche qui travaille sur les bases de l’enseignement du metteur en scène Vsevolod Meyerhold et plus particulièrement sur la biomécanique, méthode qui fut l’une des principales techniques d’entraînement du comédien mis en œuvre par ce très grand théoricien du théâtre ».

Nikita Sarnikov RFI (correspondant russe) - 3 avril 1998
« L’Acteur Instrumental, créé par Urszula Mikos, représente un essai théâtral bien élaboré sur la technique et les méthodes du théâtre du 20ème siècle. Le groupe a mis au centre de ses recherches la biomécanique de MEYERHOLD, qui est ornée de la musique de Jean-François Alexandre. Le mouvement des acteurs, qui est parfois proche de la danse pure et simple, transpose néanmoins certains éléments de la technique propre à la biomécanique de Meyerhold. L’ensemble de la mise en scène laisse une très bonne impression et montre les bases principales de l’art théâtral de Meyerhold ».

Cameleon

RFI émissions en langue polonaise Agnieszka Kumor, - Critique du Mercredi 09/06/99
«... Nous avons ici un enjeu très difficile : la théâtralisation de textes non théâtraux, /.../. Urszula Mikos oscille entre le côté privé des acteurs et la fiction des personnages. Ce jeu apparemment formel, issu du théâtre de Boguslaw Schaeffer, l’auteur polonais par qui le metteur en scène fût influencée, souligne le caractère profond des nouvelles de Tchékhov. Ce sont justement l’absurde et les paradoxes de la vie provinciale russe./.../ Une ironie grinçante et un subtil humour apparaissent dans le spectacle d’Urszula Mikos .»

RADIO ENGHIEN Dominique Laurent
«... Urszula Mikos a opté pour une approche scénique faite de simplicité et de rigueur. L’espace, volontairement épuré, facilite l’enchaînement naturel des nouvelles. /.../ Toute la difficulté réside dans la manière de véhiculer les idées percutantes de l’auteur. Là interviennent les choix de mise en scène avec une occupation optimale de l’espace et les principes de direction d’acteurs qui se prêtent au jeu, décuplant la force de chaque mot et de chaque silence /.../Christophe Patty et Philippe Vieux sont deux comédiens aux ressources surprenantes et aux facettes multiples qui donnent leur corps et leur âme à cette pièce. Urszula Mikos utilise chaque parcelle de leur être /.../ Un grand bravo ... »

RADIO LIBERTAIRE Jehan Van Langhenhoven
« Urszula Mikos connaît son théâtre sur le bout des doigts. /.../ A partir de six courtes nouvelles, elle est parvenue de façon remarquable et toujours fort savante à saisir et nous transmettre la très pointue et dérisoire musique de Tchékhov. Il fallait pour cela deux comédiens affûtés. Christophe Patty et Philippe Vieux sont de ceux-là. /.../ Environ une heure et demie de théâtre véritable /.../ riche en fractionnements déroutants de l’espace et du temps pour parvenir à faire passer toute l’étroitesse, la mesquinerie et surtout l’absurde du monde des fonctionnaires de la Russie fin dix-neuvième... Cependant terriblement contemporain, pari en ce sens réussi, ce « Caméléon » nous donne ici à nu une bien belle leçon de lucidité.»

FLUCTUAT NET El Bolcho
«(...) Caméléon, par une mise en scène séduisante, fait preuve d’une unité scénique remarquable. L’habile transposition des nouvelles en langage théâtral, le dépouillement de la scénographie, l’utilisation judicieuse de l’espace (...) participent à cette réussite. Christophe Patty et Philippe Vieux ne se contentent pas de dialoguer, campés dans leurs rôles respectifs. Leurs voix, leurs corps se prennent, s’étreignent, s’entremêlent pour servir par le mot et le geste, la pensée et le caractère. Ce jeu subtil aiguise l ‘attention du spectateur, l’entraîne au cœur de l’œuvre pour mieux l’impliquer. Urszula Mikos et ses deux comédiens lui font ressentir ce que Korolenko définissait comme l’atmosphère Tchékhovienne, à savoir l’état d’âme d’un joyeux mélancolique. Au final, ce Caméléon est prometteur. Urszula Mikos y dévoile une conception dépouillée du théâtre, où l’effet de corps remplace l’effet de manche, le tout dans un espace scénique en constante redéfinition. Belle proposition. »

RADIO ENGHIEN Alexandre Laurent
«...Le spectacle est servi par deux excellents comédiens (...) Urszula Mikos, imprégnée du travail de Meyerhold et de Mikael TChékhov, a créé sa propre méthode de formation. Elle a dirigé ses comédiens comme on joue d’un instrument de musique, se servant d’une technique rigoureuse pour que chaque soir ils aient la liberté de créer leurs personnages en explorant tous les registres du jeu (...). C’est un moment fort et rare de théâtre, de pur plaisir d’intelligence et de vérité du jeu. On en ressort grandi. »

UTOPIA Romain Pieri
« Avec Caméléon, Urszula Mikos choisit de réunir sur la scène un théâtre physique, concret, visuel et un théâtre littéraire, attentif aux mots. (...) Le spectateur, amusé et séduit par l’interprétation de deux comédiens particulièrement attachants, a d’abord le sentiment d’assister à un spectacle atypique, inventif, à la fois drôle et pathétique. Un moment de théâtre surprenant, d’une grande originalité. »

Défis, impossibilités et autres embûches 

Politis - Zones troubles du cortex - Gilles Costaz 15 juin 2000
Défis, impossibilités et autres embûches : trois pièces courtes qui s’enchaînent pour mieux pénétrer dans le trouble des sentiments humain et du cortex. […]
C’est surtout cette dernière pièce qui nous remue au plus profond. Sur un thème qu’un autre aurait traité sur le mode égrillard, Bernard Da Costa centre son face à face sur l’amour impossible, non pas l’amour de deux corps , mais l’amour de toute l’humanité empêtrée dans ses préjugés en tout genre. La mise en scène D’Urszula Mikos fait planer l’indicible.
Les deux interprètes, Corinne Ortéga et Laurent Gersztenkorn, atteignent les zones troubles de la conscience. Et le spectacle laisse des souvenirs obsédants.

théâtre le proscenium - 168 bis rue de Charonne 75011 Paris - 01.40.09.77.19 - leproscenium@wanadoo.fr